Consternation….

Posted on 10 avril 2008

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Voici l’article que nous avons découvert cette semaine sur le site du Figaro, peut être en avez vous entendu parler aussi…
Je vous recommande de le lire sinon, c’est affligeant de bêtises, consternant…. cela me laisse sans voix…

Surveillez bien vos enfants… Surpris

"USA : accusés de harcèlement sexuel en maternelle

De notre correspondant à Washington Philippe Gélie
07/04/2008 | Mise à jour : 23:31 |

Par
crainte des procès intentés par les parents, les autorités scolaires
appellent la police au moindre attouchement dans la cour de récréation.

Randy
Castro avait six ans quand il a donné une tape sur les fesses à une
fille de sa classe, Katherine DeLeon. Ils s’amusaient dans la cour de
récréation de l’école primaire de Potomac View, dans la banlieue de
Washington. Cela n’a pas plu à la petite fille.

Elle a dénoncé
Randy à la maîtresse. L’institutrice a emmené le gamin chez le
principal. Le principal a vite pesé la gravité de l’offense : il a
appelé la police. Il a aussi rédigé un rapport qui restera pour
toujours dans le dossier scolaire de l’enfant. Son titre :
«Attouchements sexuels contre un étudiant, comportement odieux.»

Dans
l’Amérique pudibonde, Randy Castro n’est pas un cas isolé. À New York,
une directrice d’école a interdit à ses élèves de se toucher pour se
dire bonjour. Au Texas, un garçon de 4 ans qui avait un peu trop pressé
son visage contre la poitrine d’une assistante maternelle a été accusé
de harcèlement sexuel. L’an dernier, 255 élèves du primaire ont été
suspendus en Virginie pour des «contacts physiques inappropriés» avec
un autre élève. Dans le Maryland, on dénombre 166 cas identiques,
concernant 22 élèves en cours préparatoire, 16 au jardin d’enfants et
trois… à la crèche.

Un directeur d’école n’est censé appeler la
police qu’en cas d’incident «impliquant armes, alcool ou drogue,
blessure volontaire ou autre infraction sérieuse». Dans le cas de
Randy, des psychologues ont souligné qu’«il est impossible qu’un enfant
de son âge comprenne ce qui lui arrive».

Mais les autorités
scolaires ont tellement peur des procès qu’elles appliquent sans
discernement la «tolérance zéro». Dans les années 1990, la Cour suprême
a confirmé la responsabilité des établissements qui manqueraient à
l’obligation de mettre fin au harcèlement sexuel, généralement défini
comme toute «pression ou contact jugé indésirable par la victime».

Le
Washington Post, qui a relaté l’histoire de Randy, a organisé la
semaine dernière un forum avec des responsables éducatifs sur son site
Internet. Une mère de famille y témoigne en ces termes : «Ma fille de
cinq ans a été harcelée sexuellement par un garçon du même âge au début
de l’année scolaire. Il l’a prise dans ses bras et l’a embrassée alors
qu’elle ne le voulait pas. J’ai été extrêmement contrariée que le
principal ne le suspende que pour une semaine. J’avais demandé son
renvoi. J’ai aussi voulu porter plainte à la police. Devant leur refus,
j’attaque au civil en dommages et intérêts.»

905 000 mineurs maltraités

Le
lendemain de ce débat, le Centre de contrôle et de prévention des
maladies publiait pour la première fois des statistiques nationales sur
les véritables mauvais traitements infligés aux mineurs de 15 ans :
905 000 enfants ont été maltraités par des adultes en 2006 aux
États-Unis, dont 91 278 bébés de moins d’un an.

Le directeur de
Potomac View refuse de s’expliquer sur le cas de Randy, arguant de la
confidentialité du dossier. Mais il a rejeté l’appel de la mère de
l’enfant, Claudia Castro, réclamant que l’accusation de délinquant
sexuel soit retirée de son carnet scolaire."

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